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Santé intestinale et alimentation

La santé intestinale passe obligatoirement par l'alimentation. 

Primo, les pathologies intestinales sont multiples. Une nutritionniste peut être d'un grand secours en présence d'une colite ulcéreuse, de la maladie de Crohn,  du syndrome de l'intestin irritable (faussement appelé côlon irritable), de la maladie cœliaque, de diverticulite, de cancer colorectal, mais également lorsque les symptômes suivants vous incommodent: constipation, diarrhée, ballonnements, hémorroïdes, crampes intestinales. 

La déshydratation, les émotions, les médicaments, le supplément de fer, les changements hormonaux et le manque d’exercice peuvent également affecter le fonctionnement normal de l'intestin. De plus, un microbiote intestinal (ensemble des micro-organismes vivant dans l'intestin, anciennement appelé flore intestinale) déséquilibré peut occasionner des inconforts et nuire à l'absorption adéquate des nutriments.

 

ALIMENTS ASSOCIÉS AUX PROBLÉMATIQUES INTESTINALES:

  1. L'Organisation mondiale de la santé (OMS), par le biais du regroupement d'études épidémiologiques, a sonné l'alarme en 2015 au sujet de la viande rouge. En effet, la viande rouge* fait désormais partie du groupe 2A, soit potentiellement cancérogène chez l'humain. Toutefois, ce n'est pas d'hier que l'association a été mise en lumière, et elle se limite au cancer colorectal. La quantité consommée entre en ligne de compte, il importe de le préciser. Le fer et le mode de cuisson auraient également un rôle à jouer. On parle plutôt de relation d'association et non de cause à effet.
  2. Les viandes transformées* comme les viandes froides, les  jambons, le bacon, les saucisses et saucissons ont une teneur élevée en gras saturés, en nitrites et en nitrates. Les viandes rouges transformées font partie du groupe 1, soit cancérogène chez l'humain. En résumé, on doit limiter la consommation de viande rouge et viandes transformées à 500 grammes par semaine.
  3. Les aliments contenant du lactose peuvent occasionner des symptômes gastro-intestinaux chez les individus qui présentent une intolérance au lactose. La principale source de lactose est le lait et les produits laitiers.  Toutefois, cela ne signifie pas que vous devrez renoncer définitivement à tous les produits laitiers. Certaines personnes intolérantes au lactose tolèrent très bien de petites quantités de lactose et on peut augmenter la tolérance au lactose.

  

STRATÉGIES NUTRITIONNELLES POUR UN INTESTIN EN SANTÉ :

  1. Une alimentation riche en fibres alimentaires protège contre le cancer du côlon et de l'intestin grêle, selon une étude publiée en 2008 dans Gastroenterology. Les fruits, les légumes, les grains entiers, les noix/graines et les légumineuses sont toutes d’excellentes sources de fibres alimentaires. 
  2. Les probiotiques sont de « bonnes bactéries » qui vivent naturellement dans votre intestin et qui contribuent à l'immunité et à la santé de votre intestin. Le yogourt, le kéfir, la choucroute, le tempeh et le miso  sont des exemples de sources alimentaires de probiotiques. Il est parfois nécessaire de prendre des probiotiques sous la forme d'un supplément lors de situations qui requièrent des quantités élevées de probiotiques.
  3. Les prébiotiques sont la nourriture des probiotiques. Heureusement, on les retrouve dans de nombreux aliments que nous consommons régulièrement. Les fructo-oligosaccharides (FOS) et l'inuline sont deux prébiotiques que l’on retrouve dans les oignons, l'ail, le poireau, les légumineuses, la banane et les asperges.
  4. Boire suffisant d'eau, particulièrement pour permettre le fonctionnement adéquat des fibres alimentaires et d'amollir les selles.
  5. Les gras comme ceux de l'avocat, de l'huile d,olive, des graines de lin moulues et des noix de Grenoble sont essentiels pour les parois intestinales et permettent l'évacuation des selles en lubrifiant le bol fécal. 

 

ALIMENTATION ET SYNDROME DE L'INTESTIN (CÔLON) IRRITABLE

Dans l'intervention de première ligne, on révisera la teneur en fibres alimentaires (dont celles en fibres solubles) et en lipides (teneur et types), en plus des habitudes qui favorisant l'aérophagie. La consommation de caféine et d'alcool sera évaluée afin de ne pas stimuler le péristaltisme.

Toutefois, il arrive que la présence d'un syndrome de l'intestin irritable nécessite également l'adoption d'une alimentation à faible teneur en FODMAP*. L'accompagnement d'une nutritionniste est alors essentiel pour déterminer le ou les catégories problématiques et ainsi adapter son alimentation afin de minimiser la douleur.

F = Fermentescibles (rapidement fermentés par les bactéries du côlon)
O = Oligosaccharides (fructanes et galacto-oligosaccharides)
D = Disaccharides (lactose)
M = Monosaccharides (fructose en excès du glucose)
A = And(et)
P = Polyols (sorbitol, mannitol, xylitol, maltitol et isomalt)

 

Selon le chercheur biochimiste Richard Béliveau, les études révèlent que l'on observe une amélioration notable de la flore intestinale après seulement deux semaines d'une alimentation à teneur élevée en végétaux! Or, l'intestin serait notre deuxième cerveau...  Pour une santé optimale, ne négligez pas votre santé intestinale et n'hésitez pas à consulter une nutritionniste.

 

*Lecture complémentaire: http://www.extenso.org/article/certaines-viandes-rouges-causent-le-cancer/
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/international/2015/10/26/003-oms-viande-cancer-colorectal-circ.shtml